Revues musicales


Le Courrier musical


Courrier musical

(1899-1935)

Hebdomadaire (1899-1900), puis Bimensuel (1900-1935)

Fondée à Menton en janvier 1899 avec pour titre Courrier musical, artistique et littéraire du littoral, la revue est publiée de façon hebdomadaire durant deux saisons d’hiver (vol. 1 : janvier-avril 1899; vol. 2 : novembre-décembre 1899; vol. 3, nos 1-14 : janvier-avril 1900). La revue se caractérise dès le début par son orientation critique (il est symptomatique qu’elle présente dès son premier numéro une série de portraits approfondis de grands musiciens) et vouée à la réflexion esthétique. En novembre 1900 (vol. 2, no 15) elle abandonne définitivement son siège à Menton pour s’établir à Paris (où elle avait un office dès novembre 1899) et devenir un bimensuel paraissant toute l’année. En juillet 1913 (vol. 16), la revue fusionne avec @La Revue musicale SIM. La guerre n’empêche toutefois pas au Courrier musical de reprendre sa parution en 1916 (vol. 18) avec le but déclaré de servir d’« organe de propagande française en puisant tout ce qui est clair et sain, enthousiaste et logique, sensible et bien élevé ». Illustrée et grand format à partir de 1919 (vol. 21).

Données éditoriales :

  • Éditeur : Société anonyme du Courrier musical
  • Directeur(s) : A. Langlade (1899), Albert Diot (1899-1910), René Doire (1911-1930), Raymond Charpentier (1930-fin). [NB : A. Langlade est probablement un pseudonyme d’Albert Diot (ou l’inverse), qui à partir du vol. 2, no 1 est présenté en couverture comme le « directeur-fondateur » de la revue.]
  • Rédacteur(s) en chef : Victor Debay (1899-avril 1900), Albert Diot (novembre 1900-1903), René Doire (1909 [à partir de 1903 : secrétaire de la rédaction]-1910), Charles Tenroc (1917-1930)

Titres alternatifs :

  • Courrier musical, artistique et littéraire du littoral (janvier-avril 1899)
  • Le Courrier musical et théâtral (1923-1933)
  • Le Courrier musical, théâtral, cinématographique (1933-1935)

Suppléments :

  • Supplément musical
  • La Semaine musicale, supplément hebdomadaire avec la programmation des concerts (à partir de 1919)

Structure typique :

Articles de fonds, comptes rendus de concerts et de spectacles à Paris, comptes rendus de concerts en province et à l’étrangers, nouvelles diverses, recensions d’ouvrages

Localisation :

  • Numérique : 1904, 1905, 1906 et 1909 disponibles sur archive.org
  • BNF : Musique PER-77 (sauf 1899-1903 : MICROFILM M-19976)

Bibliographie :

  • Lindahl, Charles, « Music Periodicals in U. S. Research Libraries in 1931 : A Retrospective Survey », Notes, vol. 37, no 4, 1981, p. 864-870 : 869.

Fiche préparée par Federico Lazzaro, 2016


L'Édition musicale vivante


Le Guide du concert

IMAGE_Guide du concert(1910-1939)

Hebdomadaire

Hebdomadaire de petit format paraissant tous les vendredis durant la saison des concerts (octobre-mai) dans le but de guider le public parisien à travers l’offre de concerts de la semaine. Le programme de chaque concert est détaillé et comprend la liste des œuvres jouées, les interprètes, le lieu, l’heure et le prix du billet. Des notes analytiques accompagnent une sélection importante des œuvres : la revue est ainsi un véritable guide à l’écoute. Cette vocation à la préparation du public au concert explique le fait que la revue ne propose pas de comptes rendus, sauf sous la forme de revue de presse (mais en nombre très limité). À côté de la programmation des concerts et des spectacles lyriques (auxquels s’ajoutera en 1932 la programmation des concerts radiophoniques, des concerts par disques et du « cinéma sonore »), l’hebdomadaire propose des cycles d’entretiens avec des compositeurs, des articles à caractère historique ou esthétique, et un nombre considérable d’enquêtes autour de thèmes chauds de l’actualité musicale. Les réponses des lecteurs (souvent plusieurs dizaines) à ces enquêtes sont étalées sur plusieurs numéros et constituent un véritable panorama de la pensée courante autour de la musique. À partir du vol. 17 (octobre 1928), Le Guide du concert s’accompagne d’un supplément mensuel, Le Guide musical.

Données éditoriales :

  • Éditeur : Paris, [Le Guide du concert]
  • Directeur(s) : Gabriel Bender

Titres alternatifs :

  • Le Guide du concert et des théâtres lyriques (du vol. 9, 1924-1925 au vol. 18, 1931-1932)
  • Le Guide du concert : concerts, théâtres, T.S.F., disques, ciné (à partir du vol. 19, 1932-1933

Suppléments :

  • L’Album musical
  • Le Guide musical (mensuel, à partir du vol. 17, 1928-1929)

Structure typique :

  • Un entretien, ou un article à caractère historique ou esthétique, ou une enquête
  • Rubriques d’information (dont la disposition varie selon les années) : « Échos », « À travers la critique », « L’Édition musicale » (sélection de comptes rendus d’une œuvre présentée, habituellement en première audition, la semaine précédente), « Concerts annoncés »
  • La programmation des concerts et des spectacles lyriques de la semaine. Jusqu’au vol. 9, no 18 (9 février 1923), les notes de programme (brèves présentations analytiques des œuvres jouées) sont intégrées au calendrier « Programmes annotés des concerts »; ensuite elles constituent une section à part intitulée « Études musicales analytiques »
  • autres annonces et « Petites annonces »

Localisation :

  • BnF : microfilms (Tolbiac : MFILM JO-73874; Richelieu : MFILM VM BOB-5341) et livres imprimés (Tolbiac : JO-70575 et JO-73874)
  • Autres : Université de Montréal (Bibliothèque de Musique, Musique Annexe Périodiques)

Bibliographie :

  • Lindahl, Charles, « Music Periodicals in U. S. Research Libraries in 1931 : A Retrospective Survey », Notes, vol. 37, no 4, 1981, p. 864-870 : 869.

Fiche préparée par Federico Lazzaro, 2017


Le Guide musical


La Joie musicale


Le Ménestrel

Le Menestrel

(1833-1914; 1919-1940)

Hebdomadaire

(Paraît le vendredi du 1er décembre 1833 au 20 octobre 1906; le samedi, du 27 octobre 1906 au 5 septembre 1914; le dimanche, du 17 octobre 1919 au 10 mai 1940)

Lancée par Joseph-Hippolyte L’Henry le 1er décembre 1833, aux éditions de la Librairie Poussielgue et sous la direction de Jules Lovy, la revue Le Ménestrel ne commence à prendre réellement son envol qu’à partir de son rachat par adjudication, le 12 février 1840, par la société d’édition et de vente d’instruments que tenaient conjointement Antoine Meissonnier et Jacques-Léopold Heugel. Dès cette acquisition, le nouvel éditeur donnera au Ménestrel (qui était alors en déficit et qui peinait à rencontrer ses objectifs d’abonnements) une impulsion qui contribue à son expansion, et ce, tout particulièrement par le biais de son nouveau directeur-général et copropriétaire, Jacques-Léopold Heugel. À partir de cette époque, la position de Heugel au sein du journal ne cessera de grandir avec, notamment, la cession des parts d’Antoine Meissonnier le 27 avril 1842 et la prise en charge du poste de rédacteur en chef à la mort de Joseph d’Ortigue (qui avait succédé à Lovy à la mort de ce dernier en juin 1863), le 1er décembre 1866. Dès cette époque, et jusqu’à la fin de la publication du journal, l’entière direction du journal se trouvera entre les mains de la famille Heugel.

Ayant été fondé et dirigé par des éditeurs de musique, Le Ménestrel se présente, de sa fondation à sa fin, comme une vitrine publicitaire pour la maison d’édition Heugel (l’expansion du journal ne sera d’ailleurs pas étrangère à celle de la maison Heugel), similairement au cas de la Revue et gazette musicale de l’éditeur Schlesinger. À titre d’exemple, les premières éditions du journal étaient composées de deux pages de textes ainsi que d’une partition. Ces visées publicitaires du journal seront éventuellement observables jusque dans les modalités d’abonnement, qui visaient à vendre, en plus du journal, des partitions de piano et de chant. Ainsi, l’offre d’abonnement annuel se déclinait, en 1900, en quatre modalités : le premier ne donnait qu’accès au journal, le deuxième, à une partition de piano livrée sur base bimensuelle en compagnie du journal, la troisième, à une partition de chant accompagnant sur une base bimensuelle le journal, et en enfin, le quatrième donnait un accès complet à la fois aux partitions de piano et de chant en accompagnement du journal.

Données éditoriales

  • Éditeur : Maison Heugel (1840-1940)
  • Directeur(s) : Jules Lovy (1er décembre 1833-5 février 1840; rédacteur en chef : 12 février 1840-juin 1863); Joseph d’Ortigue (rédacteur en chef : juin 1863-novembre 1866); Jacques-Léopold Heugel (12 février 1840-novembre 1883; à partir du 1er décembre 1866 il est également rédacteur en chef); Henri Heugel (18 novembre 1883-5 septembre 1914); Jacques Heugel (17 octobre 1909-10 mai 1940)

Titres alternatifs

  • Le Ménestrel, musique et théâtres

Structure typique

Au début du XXsiècle, Le Ménestrel paraît sur 8 pages; après la Première Guerre mondiale, sur 12 à 16 pages. Il contient : articles de fonds et généraux, chroniques, notes biographiques, comptes-rendus et revue des concerts et spectacles à Paris, en province et à l’étranger, nouvelles et annonces.

Localisation

Bibliographie

  • « Heugel », dans Devriès, Anik et François Lesure (éd.), Dictionnaire des éditeurs de musique français, vol. II, de 1820 à 1914, Genève, Éditions Minkoff, 1988, p. 219-226.
  • « Meissonnier », dans Devriès, Anik et François Lesure (éd.), Dictionnaire des éditeurs de musique français, vol. II, de 1820 à 1914, Genève, Éditions Minkoff, 1988, p. 310-317.
  • Lindahl, Charles, « Music Periodicals in U. S. Research Libraries in 1931 : A Retrospective Survey », Notes, vol. 37, no 4, 1981, p. 864-870 : 869.

Fiche préparée par Kevin Tougas, 2017


Le Mercure musical (La Revue musicale SIM)

IMAGE_Le Mercure musical

(1905-1914; 1915)

Bimensuel (1905-15 juillet 1906); Mensuel avec double numérotation (15 août 1906-15 décembre 1906); Mensuel (1907-1913); Bimensuel (1914)

 

Le premier numéro du Mercure musical paraît le 15 mai 1905 à l’initiative de @Jean Marnold, critique musical au Mercure de France, et de @Louis Laloy, jusqu’alors rédacteur en chef de @La Revue musicale (histoire et critique), encouragés par @Romain Rolland qui quitte lui aussi la revue de Jules Combarieu. La publication est parrainée par le Mercure de France d’Alfred Vallette, dont elle emprunte le nom, la maquette et la structure (articles de fond, revue de la quinzaine qui deviendra « Le mois », échos, etc.) durant ses deux premières années d’existence. En 1907, @Louis Laloy s’associe avec @Jules Écorcheville, trésorier de la Section française de la Société internationale de musique (SIM) qu’il avait créée en mars 1904 avec @Lionel Dauriac et @Jacques-Gabriel Prod’homme et qui cherchait à donner à l’organisation un organe de presse, ce qui permet à @Louis Laloy de ne plus éponger seul les déficits de la revue. Ainsi est fondé le 15 janvier 1907 le Mercure musical et Bulletin français de la SIM Société internationale de musique (section de Paris) qui poursuit la tomaison du Mercure musical (vol. 3). Le titre de la publication subit de nombreuses variations avant de devenir Revue musicale SIM en janvier 1912 (vol. 8) alors qu’elle absorbe @La Revue musicale (histoire et critique). À cette fusion s’ajoute l’absorption du @Courrier musical dans le numéro du 1er décembre 1913 à la suite de quoi La Revue musicale SIM redevient bimensuelle (vol. 10, 1914). La Revue musicale SIM accueille également le bulletin de la Société française des Amis de la musique fondée en 1909 et dont @Jules Écorcheville était le secrétaire général.

Données éditoriales :

  • Éditeur : Paris, E. Demets (1905-1906); Impressions artistiques L.-M. Fortin et cie (1907-octobre 1909); Librairie Ch. Delagrave (novembre 1909-1914); [Librairie Ch. Delagrave] (1915)
  • Directeur(s) : @Louis Laloy (1905-octobre[?] 1909); @Jules Écorcheville (1907-1914)
  • Rédacteur(s) en chef : @Émile Vuillermoz (décembre 1912-1914)

Titres alternatifs :

  • Mercure musical et Bulletin français de la SIM Société internationale de musique (section de Paris) (vol. 3, no 1, 15 janvier 1907-vol. 3, no 12, 15 décembre 1907)
  • Bulletin français de la SIM Société internationale de musique (section de Paris) ancien Mercure musical (vol. 4, no 1, 15 janvier 1908-vol. 5, no 10, 15 octobre 1909)
  • Revue musicale SIM publiée par la Société internationale de musique (section de Paris) (vol. 5, no 11, 15 novembre-vol. 5, no 12, 15 décembre 1909)
  • SIM Revue musicale mensuelle publiée par la Société internationale de musique (section de Paris) (vol. 6, no 1, 15 janvier-vol. 6, no 12, 15 décembre 1910)
  • SIM Revue musicale mensuelle (vol. 7, no 1, 15 janvier 1911-vol. 7, no 12, 15 décembre 1911)
  • Revue musicale SIM (vol. 8, no 1, 15 janvier 1912-vol. 9, no 12, 1er décembre 1913)
  • La Revue musicale SIM (vol. 10, [s.n], 1er janvier 1914-vol. 10, [s.n.], 1er juillet 1914)
  • Bulletin musical publié par les soins de La Revue musicale SIM et Courrier musical réunis (mars 1915)

Suppléments :

Structure typique :

  • 1905-1906 : Une première section comprend des articles de fonds (ex. : études en histoire de la musique, sur la musique contemporaine, sur la musique non-occidentale, de théorie musicale, etc.) et des textes à caractère littéraire (ex. : satires dialoguées, nouvelles, aphorismes, contes, poésies, etc.) concernant la musique. Une seconde section s’intitule « Revue de la quinzaine » (puis « Le mois ») et comprend principalement des comptes rendus de concert et se conclut par une sous-section « Échos ».
  • 1907-1910 : La structure en deux parties de la revue devient de moins en moins claire au fils des années. En 1907, la revue cesse de publier des textes à caractère littéraire, mais propose toujours des articles de fonds dans une première section, ce à quoi s’ajoutent parfois des documents historiques ou encore des enquêtes. Les comptes rendus liés à l’actualité musicale sont publiés dans « Le mois ». Une rubrique « Bibliographie » (puis « Les livres ») est consacrée spécifiquement aux comptes rendus d’ouvrages, et les « Échos » deviennent une rubrique à part entière. Une section est consacrée aux « affaires » de la SIM et une autre à celles de la Société française des Amis de la musique. De décembre 1909 à novembre 1910, la revue publie en annexe (pagination distincte) L’Actualité musicale. En décembre 1910, plusieurs rubriques sont créés (ex. : « À travers les revues », « Cours et conférences », « L’édition musicale », « Ça et là ») qui reviendront par intermittence et seront éventuellement rapatriées dans la section « Le mois ».
  • 1914 : Lorsque la revue redevient bimensuelle, le 1er numéro du mois se veut plus « sérieux » et publie des « études musicologiques, critiques et historiques » et des comptes rendus, tandis que celui du 15 du mois est plus léger et publie « des articles d’actualité, des échos, indiscrétions et nouvelles, des comptes rendus détaillés des concerts et récitals, des interviews d’artistes, une revue de la presse, des correspondances de la province et de l’étranger ».

Localisation :

Bibliographie :

  • Duchesneau, Michel, « French Musicology and the Musical Press (1900-14). The Case of La Revue musicale, Le Mercure musical and La Revue musicale S.I.M. », Journal of the Royal Musicological Association, vol. 140, no 2, 2015, p. 243-272.
  • Second-Genovesi, Cédric, « Du Mercure à La Revue musicale (1905-1927). Enjeux et étapes d’une filiation », dans Myriam Chimènes, Florence Gétreau et Catherine Massip (dir.), Henry Prunières (1886-1942) : Une musicologue engagé dans la vie musicale de l’entre-deux-guerres, Paris, Société française de musicologie, 2015, p. 357-383.

 

Fiche préparée par Marie-Pier Leduc, 2016


Le Monde musical

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Musica

Musica


Musique

Musique

(1927-1930)

Mensuel (paraît le 15 de chaque mois)

La revue Musique naît d’une fusion avec la Revue Pleyel. Elle lui succède dès le 15 octobre 1927, soit trois jours avant l’inauguration officielle de la nouvelle Salle Pleyel, rue du Faubourg Saint-Honoré, où se trouvent également les bureaux administratifs de la nouvelle revue. Notons ici que la programmation complète des salles Pleyel (Pleyel, Chopin, Debussy) est annoncée à la fin de chaque numéro de la revue. Pendant ses quelque trois années d’existence, la revue Musique fait paraître un total de 28 numéros, contenant une cinquantaine de pages de texte chacun. Elle sera absorbée par le Guide musical et théâtral (supplément du Guide du concert) après son dernier numéro, le 15 mars 1930.

En plus d’articles dédiés à la critique, à l’histoire, à des compositeurs ou à l’esthétique, la revue laisse paraître un nombre important de textes à propos du machinisme. Dans chaque numéro, on retrouve ainsi des articles traitant de diverses question (notamment esthétiques) concernant les instruments automatiques, la radiophonie ou le phonographe. Une rubrique se consacre également spécifiquement à la musique par disques.

Données éditoriales

  • Directeur : Robert Lyon
  • Rédacteur en chef : Marc Pincherle

Titres alternatifs

Sous-titre :

  • Revue d’histoire, de critique, d’esthétique et d’information musicales
  • Revue mensuelle de critique, d’histoire, d’esthétique et d’information musicales

Suppléments

Structure typique

Articles de fond, revue des journaux et des livres, premières auditions, nouvelles musicales de France et de l’étranger, articles sur la radiophonie et les instruments automatiques, programmation et publicités de concerts.

Localisation

  • BnF : Tolbiac, 4-V-10246
  • University of Toronto : Music Library, ML5 M955

Bibliographie

 

Fiche préparée par Kevin Tougas, 2017


La Musique pendant la guerre


La Page musicale


Revue internationale de musique

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La Revue musicale

 

(1920-1940; 1946; 1952-1991)

Mensuel (irrégulier)

La Revue musicale a été fondée en 1920 par Henry Prunières, qui en fut le directeur jusqu’à 1939. La revue a repris le titre de La Revue musicale (histoire et critique) fondée en 1902 par Jules Combarieu. Durant ses vingt premières années, La Revue musicale était publiée mensuellement, avec parfois des numéros combinés (par exemple, janvier-février).

Henry Prunières était musicologue et musicographe; la revue était spécialisée dans les intérêts de son fondateur : l’histoire de la musique et la musique contemporaine. Son public-cible était constitué de musiciens, de mélomanes et d’amateurs d’art. Henry Prunières, dans sa volonté d’instruire le lecteur, voyait sa revue comme un « projet fédérateur de disciplines en rapport avec la musique » (lettre de Prunières à Léon Vallas, 30 mai 1920). La revue organisait régulièrement des concerts, nommés Les Mardis de la Revue musicale, au Théâtre du Vieux Colombier de Jacques Copeau.

Durant l’âge d’or de la revue, son nombre d’abonnés était de 1300 et ses ventes s’estimaient à 3000 exemplaires par numéro régulier (voir le vol. 10, no 98, 1929). Au total, il y eut 424 numéros de La Revue musicale. La parution de la revue fut interrompue entre 1940 et 1952, notamment en raison de la guerre, sauf pour une brève reparution en 1946. La Revue musicale a repris ensuite sa publication de 1952 à 1991; durant ses dernières années, une partie de ses contenus étaient issus d’anciens numéros.

Données éditoriales

Éditeurs :

  • Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française (1920-1946)
  • Paris, Richard-Masse (1952-1981)
  • Paris, La Revue musicale (1981-1991)

Directeurs :

  • Henry Prunières (1920-1939)
  • Robert Bernard (1939-1949)
  • Albert Richard (1952-1991)

Rédacteurs en chef :

  • André Coeuroy (1922-1936)
  • Robert Bernard (1937-1939)
  • Raphaël Cuttoli (1958)

Note sur la numérotation : Dès sa première année, la numérotation des numéros de la revue recommence à chaque mois de novembre. En janvier 1930, la numérotation devient cumulative et passe à trois chiffres, pour souligner le 100e numéro de la revue (voir le Tableau de correspondance entre les systèmes de numérotation). Il en restera ainsi jusqu’à la fin. Durant cette première période, la revue est disponible en deux tirages, l’un sur papier standard et l’autre sur papier pur fil, dont les exemplaires sont comptés.

Titres alternatifs

  • Sous-titre : Revue mensuelle internationale d’art musical ancien et moderne (vol. 1, no 1, 1920)
  • Les carnets critiques de la Revue Musicale (1952-1988)

Suppléments

Au total, on dénombre 81 suppléments musicaux entre 1920 et 1940. Leur parution cesse à partir de 1949.

Structure typique

Un numéro typique de la Revue Musicale entre 1920 et 1950 est séparé en deux sections : articles de fond et Chroniques et notes. La revue est d’un format de 19,5 x 25,5 cm et de mise en page scientifique, avec des illustrations de type gravure. Le cahier publicitaire est broché au début du numéro. Le supplément musical possède son propre cahier publicitaire. Il y a en moyenne cinq ou six longs articles de fond. Les sujets les plus fréquemment touchés sont l’esthétique, l’histoire de la musique, l’interprétation et les débats musicaux de l’époque. Les articles sont écrits par des contributeurs connus dans le cercle musical contemporain. Quant à la section Chroniques et notes, elle regroupe des comptes rendus de concerts, de livres, de partitions, de disques (dès 1926) ainsi que la revue de presse et des nouvelles sur la radio et les films (dès 1936).

Durant l’entre-deux-guerres (1920-1940), La Revue musicale sort 37 numéros spéciaux autour d’une thématique particulière :

  • Claude Debussy (vol. 1, no 2, 1920)
  • La musique contemporaine russe (vol. 2, no 9, 1921)
  • Le ballet au XIXe siècle (vol. 2, no 13, 1921)
  • Gabriel Fauré (vol. 3, no 11 [24], 1922)
  • Wagner et la France (vol. 4, no 11 [35], 1923)
  • Ronsard et la musique (et l’humanisme musical) (vol. 5, no 40, 1924)
  • Lully et l’opéra français (vol. 6, no 47, 1925)
  • Maurice Ravel (vol. 6, no 50, 1925)
  • Ernest Chausson (vol. 6, no 57, 1925)
  • La jeunesse de Claude Debussy (vol. 7, no 62, 1926)
  • Beethoven (vol. 8, no 72, 1927)
  • Liszt (vol. 9, no 7 [84], 1928)
  • Schubert (vol. 10, no 2 [90], 1929)
  • Albert Roussel (vol. 10, no 94, 1929)
  • Musique russe (vol. 10, no 99 [11], 1929)
  • La musique mécanique (vol. 11, no 106, 1930)
  • Les ballets russes de Serge Diaghilev (vol. 11, no 110, 1930)
  • La musique autrichienne (vol. 12, no 113, 1931)
  • Géographie musicale 1931, ou Essai sur la situation de la musique en tous pays (vol. 12, no 117, 1931)
  • Chopin (vol. 12, no 121, 1931)
  • Autour de Vincent d’Indy (vol. 13, no 122, 1932)
  • Goethe et la musique (vol. 13, no 125, 1932)
  • Les instruments de musique (vol. 13, no 129, 1932)
  • Jean-Sébastien Bach (vol. 13, no 131, 1932)
  • L’opéra-comique au XIXe siècle (vol. 14, no 140, 1933)
  • Mozart (vol. 14, no 141, 1933)
  • Le film sonore, l’écran et la musique en 1935 (vol. 15, no 151, 1934)
  • Bellini (vol. 16, no 156, 1935)
  • Victor Hugo et la musique (vol. 16, no 159, 1935)
  • Schumann (vol. 16, no 161, 1935)
  • Paul Dukas (vol. 17, no 166, 1936)
  • À la mémoire d’Albert Roussel (vol. 18, no 178, 1937)
  • Le ballet contemporain (vol. 19, no 182, 1938)
  • Autour de Debussy et de Satie (vol. 19, no 183, 1938)
  • Questions d’esthétique et d’histoire (vol. 19, no 184, 1938)
  • Sur quelques musiciens français (vol. 19, no185, 1938)
  • Hommage à Maurice Ravel (vol. 19, no187, 1938)
  • Igor Stravinsky (vol. 19, no 191, 1939)
  • La musique dans les pays latins (vol. 21, no 196, 1940)

Après 1952, la revue ne publie que des numéros thématiques dont le titre alterne entre Les carnets critiques de la Revue Musicale et Numéro spécial de la Revue musicale.

Localisation

BnF : plusieurs localisations (http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32860854d.public)

Université de Montréal : Musique/Périodiques 6.3, 6.4

Bibliographie

  • Corre, Christian, « Un lieu de memoire : La Revue musicale, 1920-1940 », Rennes, La part commune, 2002.
  • Duchesneau, Michel, « French Musicology and the Musical Press (1900-14) : The Case of La Revue musicale, Le Mercure musical and La Revue musicale SIM, Journal of the Royal Musical Association, vol. 140, no 2, 2015, p. 243-272.
  • Duchesneau, Michel et Marie-Noëlle Lavoie, La Revue musicale, 1920-1940 : Calendar/Catalogue chronologique 1920-1939, 6 vol., Baltimore, RIPM, 2013.
  • Lindahl, Charles, « Music Periodicals in U. S. Research Libraries in 1931 : A Retrospective Survey », Notes, vol. 37, no 4, 1981, p. 864-870 : 870.

 

Fiche préparée par Aurélie Mavungu-Blouin, 2017 (dernière mise à jour, 3 juillet 2019).


La Revue musicale (histoire et critique)


Revue musicale SIM

La Revue musicale SIM Voir: Le Mercure musical


Revue Pleyel

(1923-1927)

Mensuel (paraît le 15 de chaque mois)

Revue parisienne ayant pris naissance en octobre 1923 dans les locaux de la salle de concerts – alors située au 22 rue Rochechouart – de la prestigieuse manufacture de piano Pleyel, la Revue Pleyel se présente à la fois comme un instrument de promotion pour la Maison Pleyel et comme un espace où se conjuguent la publication de documents inédits, la revue des critiques musicales parues dans la presse, les actualités musicales et artistiques en France et à l’étranger ainsi que des articles divers (historiques, critiques et d’opinion) sur la musique et sur les autres arts.

La vocation en grande partie publicitaire de cette revue se manifeste du début à la fin de chaque numéro, comme en témoignent le portrait d’Ignace Pleyel (1757-1831), célèbre fondateur de la Maison Pleyel, qui figure toujours en page couverture, ainsi que les photographies des pianos les plus fastueux conçus par le manufacturier qui couronnent la dernière page de chaque numéro. On retrouve aussi régulièrement des articles faisant part des derniers développements techniques qui avaient lieu à l’usine. La revue ouvre même un concours qui consiste à répondre à des questions musicales et plus largement culturelles très pointues en vue de remporter un piano Pleyel.

La Revue Pleyel se distingue des autres revues de son époque par l’aspect très soigné de ses publications, notamment dans la qualité de ses images (un grand nombre de portraits et de photographies d’une grande élégance) et l’originalité de sa présentation (papier de qualité supérieure imprimé en format paysage 21×26 cm pour imiter les partitions pianistiques de la fin du XVIIIe siècle).  

Les activités de la Revue Pleyel prennent fin en septembre 1927. La rédaction de la revue invoque alors la nécessité de se fusionner à une nouvelle revue afin de créer un produit plus volumineux, qui passerait de 34 pages à 60. Cette fusion semble effectivement avoir lieu, puisque la revue Musique naît dès le mois suivant au sein des locaux de la nouvelle Salle Pleyel – inaugurée le 18 octobre –, rue du Faubourg Saint-Honoré.

Données éditoriales

Aucun détail disponible (aucun directeur n’est jamais mentionné).

Titres alternatifs

Suppléments

Structure typique

Articles documentaires, lettres inédites et anecdotes sur les musiciens, critique musicale, revue de livres, d’expositions et de journaux, nouvelles de France et de l’étranger, articles techniques sur les instruments, en particulier sur le piano automatique Pleyela.

Localisation

  • BnF : Musique VMB-466
  • Université Laval : GENERALE ML 2 R4554

Bibliographie

 

Fiche préparée par Kevin Tougas, 2017


Les Tablettes de la Schola


La Tribune de Saint-Gervais